
La graisse marine (pour les bateaux quoi)
c'est argenté. Et ouais ! Je vous impressionne ? C'est normal, je fais ça à tout le monde. Si j'ai toute cette science, si je sais tant de trucs c'est que j'ai une vie incroyable, je dirais même
palpitante tellement qu'à coté un épisode de Derrick c'est chiant !
Charly (Charles-Etienne de son vrai prénom, mais ça apporte relativement peu à l'histoire, il pourrait s'appeler Gertrude, Casimir ou "le désanusseur de Montargis" que ça changerait rien) est venu
à la maison vers 13h afin de savoir si j'étais partant pour une partie de pêche. Je vous garde le suspens de ma réponse pour plus tard, sachez juste qu'après être passé à mon appart avec mon père
pour changer la hauteur du plafonnier et être revenus à la maison, je suis parti avec Charly pour préparer le bateau.
Afin de vous éviter tout traumatisme de type ulcère, stress ou combustion spontanée, il m'apparait nécessaire de vous indiquer que j'ai accepté sa proposition d'aller pêcher.
Bon on se débrouille comme on peut, surtout lui vu que je ne connait pas le matos, on arrive au port, on met le bateau à la flotte (un pneumatique) et on part. Comme ça faisait quelques années que
je n'étais pas monté sur un bateau, j'avoue que je flippait un peu (1) surtout qu'il y avait plus de vent et de vagues que prévu. Nous sommes donc allegrement secoués et arrosés par ces plis aqueux
qui déforment nos reflets à la surface de l'eau et ce jusqu'à ce qu'un autre pneumatique (2) entre dans notre champ de vision et qu'il se trouve que le pilote de celui-ci fut un ami du pilote de
celui où je me trouvais. Après une dialectique conflictuelle au sujet de la précision des prévisions météorologiques, mon pilote décide de continuer notre route, mais grâce à l'arrêt imprévu qu'il
vient de faire, il se rend compte que l'eau à l'arrière de son fier navire aérogonflé est étrangement teintée. Il en déduit bien vite qu'il perd de l'huile, et en effet, il perdait de l'huile. Nous
décidâmes d'un commun accord de rentrer afin de, comme le précise le jargon nautique, ne pas cramer le moteur.
Retour au port sans encombres, malgré un léger stress à propos de la quantité d'huile restante. On remet le bateau sur la remorque et on se barre. C'est pendant cette pénultième opération que je
remarquât une étrange tâche sur ma main, de type argentée et hydrophobe. Me transformerais-je en Zora ? Et bien non. C'était de la graisse marine, surement récoltée en touchant le moteur.
Vos impressions ?
1 : Ici l'auteur se souvient qu'il aurait du parler du fait que sur le chemin vers le port, en voiture, lui et le conducteur ont remarqué qu'il faisait beau et qu'il y avait peu de vagues.
2 : J'ai déjà précisé que c'est un bateau, sinon vous pouvez toujours aller voir sur Wikipédia, le garant du savoir universel.
P.S : Pour ceux qui seraient alsaciens ou longs à la détente, oui, en effet, nous n'avons donc pas pêché.
Addendum : Ceux qui se disent que si je vais à la mer et tout comme ça c'est que je suis pas si geek que ça, c'est parce que vous ne savez pas que, dès le début des emmerdes, j'ai surtout pensé "ça
ferait un bon article de blog ça"
Vos reflexions